mercredi 19 décembre 2012

Les aventures d’Alice au pays des merveilles

par Les Terres Bleues (The Blue Marbles)
« Il ne nous reste plus qu’à perdre notre temps. »
      Hestia de Rhéa
De la mise en abyme
à l’effet Larsen

Jean-François Colonna
Polytechnique

Chacun peut maintenant suivre le lapin blanc (un peu frappé) d’Alice au pays des merveilles.

Technique élémentaire de « prise en filature », ou « suivi de lapin » à travers un exemple.

Ne faire aucun effort. → Refléter le miroir. → Ne jamais revenir sur ce qui est passé.
Naviguer çà et là en vrai ou pour de rire en écoutant son cœur, à savoir ses envies, plutôt que sa raison. → Ne rien analyser. Si quelque chose freine, changer de direction. → Cela revient à suivre mentalement parlant et sans s’interroger les lignes générales de moindre résistance. En cas de long blocage, sauter du coq à l’âne et ne juger personne, ni vous ni quelqu’un d’autre !

Rompre avec l’habitude : explorer ce dialogue fictif entre un des Frères et Amélie Bonnard.
« Si Dieu n’existe pas, alors, tout est permis ! (Mitia Karamazov).
— Et si tout est permis, je choisis le meilleur. Vivre une vie de rêve ! crie Amélie Bonnard.
— La vie rêvée des anges, un fabuleux destin ou Anna Karénine ? lui demande Mitia.
— Dostoïevski, Tolstoï, Pouchkine et … Nathalie … un joli nom mon guide.
— Le tombeau de Lénine puis Cap Canaveral. Un voyage quantique de la Terre à la Lune.
— Ah, Méliès, c’est spécial en effet et en fait c’est fait d’effets spatiaux. À Méliès, aime-les !
— Amélie, aime-le … Aimer, émets, aimée. Aînée, henné, haine est. Oh, Amélie met l’O. »

Fêter Pâques à Noël tout au long de l’année, puis du Premier de l’an au 31 décembre faire de chaque jour un fol enchantement dans un relationnel où règne l’harmonie, est-ce pure utopie, sublime vanité, régression confortable sur des mythes anciens ou bien réalité ? Qu’importe la réponse qui se pourra forger, l’affaire est insoluble dans le cadre figé d’un débat théorique.
Le seul geste qui vaille et qui soit scientifique dans le plein sens du terme, c’est d’en venir aux faits ! Quelle que soit la force de l’argumentation de la pensée classique contre celle en faveur des « univers multiples » de l’approche quantique, il faut se décider pour un constat commun.

Or, par définition cela n’est pas possible d’un point de vue physique étant donné qu’un monde sans son observateur n’est pas envisageable. Cela nous interdit l’éventualité d’une coexistence entre la perfection acquise à l’absolu et l’amélioration propre à tout relatif. À moins que l’on ne voie qu’aller de mieux en mieux, n’est que le devenir normal et normatif de toute création, nous sommes empêchés de vivre librement les potentialités infinies de l’esprit. Ainsi tant que demeure ancrée dans les consciences l’idée de la souffrance comme "prix à payer" d’un péché initial, nous nous asservissons ad vitam æternam à "notre punition". L’enfer n’a pas d’issue.

Changer d’espace-temps, dissoudre la matrice, rien ne sert de courir et personne n’y peut … il n’y a nulle place pour quelque créateur extérieur à nous-mêmes. Chacun doit s’accepter voire se pardonner s’il croit avoir fauté. Chacun signifie tous. TOUS a droit au bonheur. Le premier concerné s’active comme il peut, mais il s’arrêtera sans avoir aperçu, encore moins touché, la poussière du sol de la Terre promise si par inadvertance il oublie en chemin le dernier appelé. L’unique condition pour que TOUS réussisse : n’abandonner personne, surtout pas Vendredi ni Pharaon non plus ni celui qui un jour se fit appeler Dieu et nous montra son culte.
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