vendredi 23 juillet 2010

Quand l’heure est venue d’oublier le temps

Dossier préparé par Les Terres Bleues
« Oublier le temps
    Des malentendus … »

      Jacques Brel
Bien plus que la question, la définition-même de la notion de temps constitue un problème qui se trouve remis avec force passion au devant de la scène suite à un entretien que Carlo Rovelli vient de confier en ce mois de juin 2010 à Hélène Le Meur du magazine La recherche.

Carlo Rovelli
Extraits :

Alors, peut-on se passer du temps, aujourd’hui ?
Plusieurs étapes ont été franchies. On a d’abord montré que formuler la Relativité générale dans ce langage sans temps était possible. Aujourd’hui, on cherche à le faire pour la gravité quantique. Le formalisme existe. La Gravitation quantique à boucles en est un exemple. Elle prédit des relations entre variables physiques qui permettent de décrire l’évolution du monde, sans recourir au temps. Mais nous n’avons pas encore de théorie complète crédible.

Comment expliquer notre expérience quotidienne du temps ?
On peut comparer ce problème à celui de la couleur. À la Renaissance, on a compris que la couleur n’était pas une propriété fondamentale de la matière. Mais, même si les atomes n’ont pas de couleur, il fallait bien expliquer pourquoi nos yeux la perçoivent. Autrement dit, il fallait retrouver dans la matière qui n’a pas de couleur, ce qui la lui donne. Dans le cas du temps, nous devons comprendre dans quelles conditions il apparaît, et ce qui nous donne cette expérience du temps. Mais redisons-le, ce n’est pas pour autant une propriété fondamentale.

Comment vos idées sont-elles accueillies ?
Les réactions sont variées. Mais parmi les théoriciens, beaucoup reconnaissent qu’il faut changer en profondeur notre façon de voir le temps. C’est le cas du physicien américain, Edward Witten, une sommité en théorie des cordes. Et lors d’un colloque récent à Genève, le Prix Nobel David Gross, « cordiste » également, en appelait aussi à une révision de notre conception du temps. Certains adhèrent au fait que le temps n’existe pas au niveau fondamental. D’autres récusent cette idée, à l’instar de mon ami Lee Smolin, avec qui nous avons élaboré la Gravitation quantique à boucles. De plus, comme il n’existe pas encore de théorie de gravité quantique achevée, les avis divergent sur la façon concrète de modifier notre vision du temps. (…)
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Lettre à Carlo Rovelli

À propos d’une physique sans temps.
Mende le 12 juillet 2010
Professeur Rovelli,
Bravo,

Je ne suis pas persuadé que la communication de mon opinion vous soit d’un énorme soutien, mais je tenais absolument à vous faire savoir mon enthousiasme immodéré d’amateur quant à votre démarche et quant à vos travaux, car j’ai le sentiment d’en saisir les enjeux.
Pourtant, je ne partage pas vos hypothèses sur ce que vous appelez le ‘temps thermique’. Qu’à cela ne tienne, je n’ai ni le niveau ni la compétence pour exprimer quelle contradiction que ce soit, peut-être d’ailleurs s’agit-il purement et simplement d’incompréhension de ma part.

Toutefois, et vous vous doutez bien qu’il y a un toutefois, je cède volontiers à l’envie de crier ma satisfaction de constater qu’il existe quand même au plus profond d’un monde figé, stérile et conformiste une personne – peut-être plusieurs ? qui ose remettre en cause la doxa officielle d’un temps incritiquable qui s’impose à chacun. Rien que pour ça déjà, merci.

Face à l’impératif de construire aujourd’hui une alternative théorique afin d’unifier les corpus relativistes et quantique, votre approche insuffle à la recherche la dose d’oxygène qui lui était indispensable. Ici, le jeu de mots s’oblige pour rappeler l’inanité du cliché : il était temps que le temps vienne au centre des débats. Pour nous proposer donc une telle perspective, merci.

Mais ce n’est pas fini. Je tiens encore à dire que si pour quelqu’un comme moi sans réputation particulière dans le milieu scientifique, il n’y a aucune difficulté a priori à adopter sur ce sujet une position, disons, originale, j’imagine tout à fait le fardeau inertiel que cela représente pour qui doit faire face quotidiennement aux sourires entendus et aux allusions déprimantes de ses pairs. Aussi, pour le courage moral constant dont vous faites assurément preuve, merci.

Malgré, ou plutôt sous couvert de tous ces remerciements, je m’autorise ensuite une remarque probablement impertinente : comment est-il possible de frôler autant une conjecture novatrice voire révolutionnaire et de ne pas la transcrire dans le texte ? Car je suis sûr qu’en ce qui vous concerne, il ne s’agit ni d’un manque d’audace ni d’irrésolution, mais en énonçant crûment les choses comme elles apparaissent : vous n’avez plus besoin de creuser parce que vous y êtes !

Résumé liminaire d’une contribution à l’Institut FQXi des questions fondamentales.

Dans le prolongement des recherches que j’ai menées depuis plusieurs années, je soutiens que la meilleure stratégie afin de comprendre la Gravitation quantique est de construire une image du monde physique dans lequel la notion de temps ne joue aucun rôle. Je reprends ici ce point de vue en expliquant pourquoi je pense que dans une description fondamentale de la nature, il nous faut « oublier le temps », et comment cela peut être fait dans les théories autant classique que quantique. L’idée est de développer un formalisme traitant sur un pied d’égalité les varia­bles dépendantes et indépendantes. Bref, je propose d’interpréter la Mécanique plutôt comme une théorie de relations entre variables que comme la théorie de l’évolution des variables dans le temps.

Carlo Rovelli in “Forget time” – Août 2008. (Traduction perso et non-garantie.)

Je m’avance encore, mais de toutes façons, en ce qui me concerne les risques sont inexistants. Sauf à ne pas vouloir, la géométrie non-commutative d’Alain Connes nous donne la flèche du temps. « Un chat vivant dans une boîte fermée » par exemple est une observation qui précède irréversiblement cette autre « un chat mort dans une boîte fermée » … Et si par abstraction, on réduit à l’extrême la longueur de l’intervalle (spatial pas temporel, vu que la Terre tourne sur elle-même, autour du Soleil, etc.) qui s’étend entre les deux constats, on est contraint à décrire par une superposition d’états la probabilité de l’un ou de l’autre ; relation dans laquelle il sera interdit de choisir l’un des deux résultats avant de l’avoir enregistré, directement ou non.

Est-ce que ça fait une raison pour inférer que la mesure ou la conscience ont provoqué la mort du chat ? La réponse va de soi, et elle est négative. Ainsi, on le voit parfaitement, le leurre en intégralité réside dans la vision classique ; car microscopique ou macroscopique, notre monde est quantique. Et à ma connaissance (malheureusement trop bornée), la Gravitation quantique à boucles est actuellement la meilleure candidate pour en fournir une description rigoureuse.
Mais de grâce, cessons de chercher à ramener sous le label de temps la notion de durée. Celle-ci n’est qu’un paramètre commode pour représenter en une dimension la distance (cosmique) parcourue dans les trois directions de l’espace par l’ensemble des éléments du laboratoire : le chat, la boîte, la paillasse, l’observateur etc. champs magnétique et de gravitation compris.

Par ailleurs, je souhaite attirer votre attention sur la proposition de ‘coupure’ épistémologique dans la boucle des existences entre théorie et méta-théorie postulée par Alexéi Grinbaum dans une thèse que vous avez vous-même suivie, intitulée Le rôle de l’information dans la théorie quantique. Ce concept de coupure en reprenant ses termes peut s’avérer d’une richesse inouïe à condition de le situer concrètement entre des grandeurs observables, et non de l’appréhender comme un artifice permettant lors de la reconstruction de la théorie d’évacuer le problème de la mesure en séparant d’une manière arbitraire l’observateur de l’observé.

Je vous prie de bien vouloir excuser la tonalité de ce message, mais je suis vraiment ignorant de ce que doit ou devrait être un échange scientifique de qualité professionnelle. Il s’agit, dans mon cas, d’une passion uniquement, éventuellement doublée d’une vive curiosité m’incitant à fouiller au-delà des limites admises, et ma parole a vite fait de s’emballer. Je reste en effet très étonné de voir que les meilleurs de tous, ne parlons pas des autres, manipulent des espaces de Hilbert ou de Banach, des nombres complexes et des quaternions avec intelligence et pas mal de technique en donnant l’impression de ne jamais s’interroger sur « ce » qu’ils modélisent.

Veuillez recevoir, Professeur Rovelli, l’expression de mes plus cordiales salutations.

Pierre Escaffre.

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La critique du temps en sa phase critique

Si vous disposez « d’un peu de temps », n’hésitez pas à visionner l’une ou l’autre de ces deux conférences organisées sous l’égide du CEA :      Accès aux vidéos par un clic sur l’image.
    ●   Étienne Klein : « Le temps existe-t-il ? » 70 min 18 s
    ●   Marc Lachièze-Rey : « La physique a-t-elle besoin du temps ? » 77 min 45 s
Si vous n’avez pas le temps (rassurez-vous, vous n’êtes pas un cas perdu), il vous est toutefois fortement recommandé de le prendre (le temps). En tout état de cause vous ne le perdrez pas !

Le problème du temps – Alexis de Saint-OursLa Gravité quantique à boucles figure parmi les approches contemporaines de la physique qui cherchent à produire une théorie quantique de la gravitation. Son originalité consiste à prendre au sérieux la révolution conceptuelle inaugurée par la théorie de la Relativité générale quant à nos conceptions de l’espace et du temps. Cette dernière n’est pas seulement une nouvelle théorie des champs parmi d’autres, mais elle incarne un saut conceptuel majeur. Cette radicale nouveauté est celle de l’indépendance d’arrière-plan : l’espace-temps n’est pas un théâtre.
Ce que recherchent les théoriciens des boucles, c’est la signification physique d’une théorie quan­tique de la gravitation indépendante du fond. Quelle en est la signification philosophique ? Cette disparition du temps est avant tout une disparition du temps comme cadre : le temps n’est plus le contenant du devenir, du changement ou de l’évolution. Ce faisant, elle ouvre la voie à une compréhension du temps comme variation et même à l’idée de variation pure au niveau de l’échelle de Planck.

Alexis de Saint-Ours – Université Paris VIII – 25 mars 2010.
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Le temps n’a-t-il pas fait son temps depuis longtemps ?

La lecture détaillée (de l’entretien au magazine La recherche) montre que Carlo Rovelli ne parle que de formalisme, d’exprimer les théories sans invoquer une variable qui aurait un "caractère spécial". Cela n’est en rien choquant. Par contre, il ne parle pas de tests expérimen­taux. C’est là que ça me pose problème. Imaginons un modèle sans temps. Comment le teste-t-on, i.e. en quoi ce modèle laisse-t-il prise à une réfutation ?
Et là, je ne vois pas comment on peut le faire sans réintroduire le temps, c’est-à-dire montrer comment la théorie génère quelque chose qui est le temps, et ainsi se mettre dans un cadre où la notion de réfutation peut avoir un sens. Et c’est bien ce qu’il me semble comprendre dans ce texte. On est très loin de "se passer du temps". En fait, c’est bien plus subtil : c’est ne pas mettre le temps dans les hypothèses fondatrices de la théorie pour le retrouver ensuite.

Michel Mouly – Forum Futura-sciences – Juin 2010.

Certainement, le texte mène à cette analyse, mais l’on devrait plutôt se demander jusqu’à quel point la réflexion sur la question du temps s’est vraiment affranchie de l’intuition classique et autres préjugés aristotéliciens. Il était improbable que quelque scientifique choisisse de tenter « l’excommunication » en dépassant les lignes du consensus acquis.
Vu la pression qui règne, pas que dans la recherche, en faveur du maintien des choses en l’état où elles nous paraissent satisfaire à la fois aux besoins théoriques et aux progrès techniques, il serait kamikaze de partir à l’assaut du dogme temporel sans plus de munitions.

Pourtant là comme ailleurs, c’est à ceux qui s’en servent d’en démontrer le cours. N’inversons pas les rôles : il est inacceptable de se voir renvoyé à la « littérature » déclarée « abondante » sur le sujet du temps, quand nous aurions affaire avec cette notion à un terme physique.
Et la réfutation d’un modèle avec temps serait envisageable si l’on disait ce qu’est le concept de durée. En attendant ce jour, on se contentera de noter que l’on a pour un seul Univers deux théories distinctes, infirmant au concret et rationnellement une telle croyance.

Quant à réintroduire un outil adapté à la nécessité de tester le modèle, il n’y a aucun souci. Il suffit simplement de regarder la flèche : un avant, un après qui ne commutent pas, c’est assez pour poser une relation d’ordre à même de donner un sens aux prédictions.

Enfin, pour ce qui est de la pseudo-métrique, il est indispensable de noter que l’unique moyen dont on dispose s’appuie sur la période, à savoir le retour dans une position relative identique de grandeurs observables, ombre au cadran solaire, balancier de l’horloge, sable du sablier ou eau dans la clepsydre, sans oublier bien sûr les niveaux hyperfins du césium 133.
Il s’agit donc de cycles de nature spatiale auxquels on attribue de manière arbitraire la qualité de temps alors qu’il ne faudrait ne jamais les penser que comme mouvements inscrits dans un repère qui bouge également puisque tous les systèmes auxquels on se réfère, se meuvent sans arrêt : la Terre sur son axe dessinant une orbite rapportée au Soleil, qui à son tour voyage à la périphérie de notre Galaxie, elle-même tournant tout en se déplaçant dans le Groupe local, qui pivote et circule dans son « coin » de cosmos en s’éloignant toujours du « milieu » des amas. Des atomes aux étoiles, une telle expérience impose de conclure que rien n’est temporel.

Aussi, admettons que nous devrons tôt ou tard arrêter de tricher dans l’interprétation de notre faculté à mesurer le temps, et qu’à ce moment-là, il paraîtra trivial de voir en lui l’espace avec ses dimensions. Puis on dissertera, façon de s’excuser, de ce qui avait pu prêter à confusion.
On parlera ensuite d’établir la vitesse et l’accélération, de comprendre comment le résultat qui vient juste d’être observé produit les conditions de celui qui va l’être, dit de manière abrupte, nous n’aurons plus à faire de la métaphysique. Et pour être efficace sur une alternative encore à définir, on se décidera, du moins espérons-le, à étudier de près la thèse trilectique.

Les Terres Bleues.

Cette volonté (de réduire le temps à l’espace) me semble amener une lecture biaisée et à mon avis erronée de ce que cherchent des gens comme Rovelli. Selon ma compréhension, Rovelli et d’autres ne cherchent pas à faire émerger le temps, mais à faire émerger la pseudo-métrique, parce que c’est équivalent, au sens où en Relativité générale les notions de temps et de pseudo-métrique s’impliquent l’une l’autre.
Mais si on voit cela (que le temps et la pseudo-métrique, c’est pareil), on voit aussi que l’espace et la pseudo-métrique, c’est pareil : la notion d’espace émerge concurremment avec la notion de temps. Une théorie sans temps, c’est aussi une théorie sans espace, et cela n’a strictement rien à voir avec ramener le temps à l’espace ou au mouvement.

Une théorie sans temps et sans espace pourrait être, mais il me semble que ce n’est pas le cas pour la Loop Quantum Gravity, basée sur un continuum à quatre dimensions sans métrique. Il ne s’agit absolument pas d’une extension de la notion d’espace 3D à quelque chose d’équiva­lent en 4D. C’est autre chose, ni espace, ni temps. Une variété définie par sa structure diffé­rentielle, sans notion de mesure (pas de distance, pas de durée, pas de distinction entre distance et durée). L’introduction d’une mesure des lignes dans cette variété est très exactement l’introduction de la pseudo-métrique, qui définit concurremment la mesure de distance, la mesure de durée et la distinction entre durée et distance, qui définit donc concurremment le temps, l’espace et la distinction entre les deux, et par conséquent la notion de mouvement.

Ramener le temps à l’espace est pour moi une illusion, une erreur qui pourrait venir de l’idée qu’on comprend bien intuitivement l’espace et mal le temps. À mon idée, avancer dans la compréhension du temps ne se fera pas "par le bas", en ramenant le temps à une notion plus intuitive comme l’espace, mais "par le haut", par une théorie qui fera émerger la pseudo-métrique, i.e. les distances, les durées et la différence entre distance et durée, de quelque chose de plus profond, très loin de nos notions intuitives sur le temps et l’espace.

Michel Mouly – Juillet 2010.
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L’origine du temps : une idée à bannir

Peu importe le mot, commencement, début, naissance ou origine, il ne peut convenir quand il prétend traduire la singularité d’où surgirait le temps. En effet, si l’on peut bien se représenter à compter de ce point une continuité d’évènements physiques dont le départ serait la première séquence, il faut relever que le temps induit d’abord une relation d’ordre de l’avant à l’après, et donc qu’en son absence, il n’est pas permis de conceptuellement séparer l’un de l’autre.
Or, le vocabulaire qui est utilisé, implique forcément une anticipation puisqu’il sous-entend la succession future dont nous ferions partie, ce qui revient à dire, et c’est un paradoxe, qu’à son apparition, le temps aurait été précédé par lui-même, ou aurait été là « avant » son arrivée.

Une image peut-être permettrait de mieux voir à quelle énormité nous devons faire face : pour sortir d’une pièce, il nous faut une clé qui se trouve dehors. Inévitablement, soit nous avons la clé car nous n’avons jamais été à l’intérieur, soit nous ne l’avons pas, et nous restons dedans.
En récapitulant ce qui peut se conclure d’un tel enchaînement logique incontestable : le temps a une flèche et n’a pas débuté, ou bien il n’en a pas, mais ce n’est plus du temps.

Soucieux de s’appuyer sur des autorités scientifiques fiables, certains vont objecter que grâce à la Relativité générale, le temps a obtenu son acte de naissance, et que cela suffit. À quoi l’on doit répondre qu’y compris les plus grandes théories reconnues ont leurs incohérences et leurs contradictions sinon nous n’aurions pas à chercher la suivante ou l’unification.

Pierre Escaffre.
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7 commentaires:

Les Terres Bleues a dit…

De la part de David Finkelstein, Atlanta, Géorgie.

Merci d'avoir attiré mon attention sur ces travaux. En retour, je souhaiterais faire état de ma communication récente concernant l'analyse du temps (et par voie de conséquence, de l'espace et de l'énergie) en tant que notions quantiques.

Le temps dans un sens relativiste y est posé comme la construction physique la plus fondamentale.

Avec mes meilleures salutaions,

David Ritz Finkelstein.

Les Terres Bleues a dit…

De la part de Ziad Ajaltouni, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand.

Merci bien pour cet excellent document.

Amicalement,

Z.J. Ajaltouni.

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De la part du Professeur M.N. Hounkonnou, International Chair in Mathematical Physics and Applications, Unesco Chair.

Merci pour ce message.

Amitiés,

hkn

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De la part de Émile Braunthal Weisman, physicien hors-normes, balayeur d’idées reçues, élagueur de faux problèmes.

Je ne sais pas si le temps existe mais je me rends compte que vous gaspillez celui qui vous a été imparti.

Quel charabia !

Les responsables scientifiques sont submergés de propositions et de textes farfelus qui les incitent à faire l'amalgame de tous ceux qui n'émanent pas des scientifiques connus au détriment de travaux sérieux et novateurs.

Ainsi, vous faites plus de mal à la science que ce que vous pensez pouvoir l'aider.

Émile Braunthal Weisman

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De la part de Dr Maurice Laloum, CNRS - IN2P3 - LPNHE Paris.

Merci de ce message.

En retour, veuillez trouver ci-joint mes vues sur le concept axiomatique de temps en liaison avec ceux d’énergie noire et de matière noire.

Sincèrement vôtre,

Dr Maurice Laloum.

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Nota : les responsables du site tiennent à la disposition des personnes intéressées les deux documents suivants sous format Word : « Dark matter », 30 pages, 3.16 Mo et « Dark energy », 15 pages, 88,2 Ko, écrits par Maurice Laloum, donc.

Les Terres Bleues a dit…

De la part de µ100fil, ingénieur réseaux & télécommunications spatiales, localité : ici et là-bas car je suis quantique.

Bonjour,

Entre deux valises je n’ai pu m’empêcher de prendre le temps de te lire.

Tu n’évoques pas de lien avec le concept de causalité. Disparaîtrait-il aussi avec le temps ?


Patrick

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De la part de Carlo Rovelli, Université de la Méditerranée, Centre de Physique théorique de Luminy.

Merci beaucoup pour votre lettre, qui m'a fait vraiment plaisir,
et pour l’indication de votre site.

Avec amitié,

Carlo.

Les Terres Bleues a dit…

De la part de Philippe Guglielmetti, alias Dr Goulu, ingénieur multidisciplinaire, scientifique, citoyen, rêveur, penseur, créatif et ... Suisse.

À mon humble avis, les mots sont inadaptés en physique. La langue humaine est propre à la communication de notions comme « tuons ce mammouth », « grillons cette tranche de mammouth » et « envoyons-nous en l’air sur cette peau de mammouth », voire quelques autres plus subtiles. Mais chaque fois qu’on a dit « le Soleil nous tourne autour », ou « la matière est faite d’eau, de terre, de feu et d’air » ou « ajoutons une constante cosmologique pour que l’univers soit statique », on s’est planté. D’où ma méfiance face à toute définition du temps basée sur une réflexion philosophique. Il est temps que le temps (…) soit abordé d’un point de vue rigoureusement physique.

Plus de mots, des formules.

Les Terres Bleues a dit…

De la part d’Émile Braunthal Weisman, atomiste en désaccord.

Vous êtes bien dans la lignée de tous ces pauvres “plumitifs” qui, lorsqu'on manifeste son désaccord avec ce qu’ils disent ou écrivent s’arrogent le droit d’ironiser ou de diffamer leur contradicteur.
Pourquoi m’affubler de ce “physicien hors pair, balayeur d’idées reçues, élagueur de faux problèmes ...”, alors que vous ne vous êtes même pas donné la peine de me lire ?
N’avez vous aucun argument scientifique à opposer que vous vous voyez obligé d’user de sarcasmes et d’invectives.
Continuez donc à gnoser sur le Temps mais si vous pensez être un “scientifique normal”, proposez une expérience qui permette de vérifier vos théories …

Par honnêteté, je suppose que vous allez également inclure cette réponse dans votre site.

Émile Braunthal Weisman.

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De la part de Pierre Escaffre, physicien amateur hors-normes.

Je viens de recevoir avec un certain étonnement un message de votre part dans lequel vous me reprochez vivement d'user de sarcasmes et d'invectives à votre encontre, message que vous concluez d'une manière assez comminatoire en me suggérant de publier votre réponse sur mon site.
Aussi, je vous réponds sans ambages : " Pourquoi pas ?  ". Je vous fait observer cependant que j'ai bien publié votre précédent courrier électronique sans le moindre commentaire, ce qui ne sera pas la cas cette fois-ci car j'estime respectueux d'informer mes lecteurs des tenants et aboutissants de l'échange, et que je publierai donc la totalité des deux textes.
Quant aux termes qui paraissent emporter votre colère, je ne sais trop que vous dire car ils sont directement extraits de votre présentation du livre "Structure et mécanique de l'atome" que vous avez publié chez Bénévent. Je cite : "Il revisite toute la physique, remet tout en question, balaye les idées reçues, élague les faux problèmes …"

Je profite de cette occasion pour vous rappeler que j'attends toujours les éclaircissements que vous ne manquerez pas de m'adresser sur ce qui m'apparaît être une contradiction interne à vos propositions et que j'ai rehaussé en caractères gras dans la reprise ci-dessous de mon message du 31 juillet dernier.

Pierre Escaffre.

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Les Terres Bleues a dit…

Texte du message du 31 juillet 2010 de Pierre Escaffre à Émile Weisman.

En ce qui me concerne, je choisis de démarrer mon texte à partir de votre conclusion : « vous faites plus de mal à la science que vous ne pensez pouvoir l'aider », à propos de laquelle j'observerai que le terme de "science" constitue un concept dont le sens ne peut être perçu qu'à travers ce que les hommes en font. Ainsi, l'alternative ne peut se situer entre le bien ou le mal qu'on lui prodiguerait, mais exclusivement dans l'échange d'analyses et d'interprétations permettant de construire de nouvelles représentations du monde à usage collectif.

Ensuite, je souhaiterais vous demander, car j'avoue ne pas trop saisir de quoi il en retourne, à quoi vous faites référence exactement quant à la formule : « Les responsables scientifiques sont submergés de propositions et de textes farfelus qui les incitent à faire l'amalgame de tous ceux qui n'émanent pas des scientifiques connus au détriment de travaux sérieux et novateurs ».

Au passage, sur l'expression : « Quel charabia ! », je ne saurais que louer votre réelle perspicacité. Et j'ajouterai que pourtant j'accomplis d'énormes efforts afin d'être un minimum compréhensible, mais malheureusement je constate ne pas y parvenir suffisamment, et le mot est très faible pour signifier "quasiment pas". Aussi, je me vois contraint de faire systématiquement appel à la patience et à l'indulgence de ceux qui font l'effort de jeter un œil sur ce que j'écris.

Enfin, pour terminer de là où vous partez : « Je ne sais pas si le temps existe mais je me rends compte que vous gaspillez celui qui vous a été imparti. », je tiens à souligner que j'apprécie vraiment l'humour de la formule, mais que cela ne m'empêche pas d'y voir une contradiction formelle entre l'ignorance admise de l'existence ou non du temps et la répartition supposée de celui-ci en diverses quantités "consommables". C'est à se sujet d'ailleurs que ma difficulté me semble la plus grande, car jusqu'ici, aucun des "responsables scientifiques" que j'ai interrogé, ne s'est aventuré à me fournir une définition réfutable de la notion de temps en physique.

Alors, comment contester un argument d'autorité ?
Je suis persuadé que sur ce point-là, vous saurez apporter votre pierre à l'édification de la maison commune.

yves a dit…

..."que le temps n’existe pas au niveau fondamental"

bonjour,

une simple constatation en passant: le monopole de la concentration, l'extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement.

Et un développement qui vaut ce qu'il vaut où l'illimité même partout n'aura mené nulle part le monopole de la considération...

Commencement était l'extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement, elle a été le monopole de la concentration ; elle durât un temps qui restera n'avoir aucune importance et avait une forme qui restera aussi pour n'avoir aucune importance puisque aucun de ses composants ne pouvait y évoluer pour expérimenter quoi que se soit. La seule chose qui pouvait alors se passer était puisque elle avait uniquement le vide absolu pour environnement, qu'elle prenne expansion, c'est ce qu'il se passât. Le futur allait connaître les planètes comme morceaux détachés de ce monopole ainsi que d'autre plus subtils qui composent par exemple les pensées. Cette densité extrême de tous les composants possibles, passés, présents et futurs est l'un des deux extrêmes de partout, l'autre étant, la densité extrême illimité partout sans le moindre vide, elle est le monopole de la déconcentration. L'évolution selon ces deux monopoles extrêmes est l'illimité même expansion. La partout densité extrême illimité qui contient uniquement tout le vide absolu y est le monopole du centre, elle est le fruit de l'expansion vouée à son monopole pour que du monopole de la concentration la surface à l'intérieur du dit centre puisse se vérifier absolument vide avant le monopole de la centralisation qui transformera le monopole du centre en monopole de la déconcentration, la partout densité extrême illimité sans vide. Le monopole de la décentralisation, le vide absolu partout, étant la garantie de cette évolution.

Et donc, le monopole de la concentration, l'extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement ; le monopole du centre, partout densité extrême illimité qui contient uniquement tout le vide absolu ; le monopole de la centralisation, partout densité extrême illimité qui contient uniquement tout le vide absolu devient partout densité extrême illimité sans vide ; le monopole de la déconcentration, partout densité extrême illimité sans vide ; le monopole de la décentralisation, le vide absolu partout ; le monopole du refus, l'illimité même à la confirmation s'étant transformé avant partout entier résistant ; le monopole important, chaque expérience ; le monopole autonome, l'illimité même aussi selon du croisement absolument autre oubli où partout car entier avec ; l'illimité traversant partout même, le monopole joint

http://lucides.canalblog.com/

bien à vous

y.laurens

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