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dimanche 2 juillet 2023

Le bel espace-temps de l’unification

par Pierre Escaffre
« Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? »
      Gottfried Wilhelm Leibniz
Cette interrogation venue du fond des âges paraît vertigineuse, et l’est certainement pour qui a peur du vide vers lequel elle entraîne de façon immanquable. La pensée suspendue comme en apesanteur au cœur des galaxies, concevoir le néant est un arrache-tête. À l’opposé par contre d’une telle folie, observer « quelque chose » semble avoir l’évidence de la banalité. Retenons cependant qu’en termes de physique nous avons sous la main deux modélisations pour parler de ce monde, deux théories distinctes incompatibles entre elles : la Relativité générale prônant une vision du temps intégré à l’espace en un continuum quadridimensionnel, qui se distingue ainsi de l’approche ordinaire du temps employé en Mécanique quantique, même relativiste.

Mais la réalité, si tant est qu’on l’admette, n’a vraiment rien à faire de la manière dont nous la représentons. Que ça nous plaise ou non, elle est unifiée ! Impossible pourtant d’opter pour un modèle au détriment de l’autre puisque les deux sont bons. Ce constat est patent et il s’impose à tous. Rien n’est à supprimer, les lignes d’univers valent les fonctions d’onde, et nous devons forger obligatoirement un cadre plus global qui puisse se réduire dans de justes limites à l’une ou bien à l’autre, plutôt que de chercher à inférer des règles à partir des acquis.

L’espace-temps relationnel généré en juin 2011 — à savoir un fibré vectoriel dont la fibre est de dimension trois, et la base l’hyperplan projectif sur le corps des quaternions — possède par construction trente-six dimensions. Si on choisit de ne prendre pour base que le plan projectif réel et un espace vectoriel réel également, de dimension deux, constituant la fibre, on retrouve alors l’espace-temps à quatre dimensions de Minkowski utilisé en Relativité générale qui, par le biais de cette opération, devient un cas particulier d’une conceptualisation plus vaste.
À l’identique, parmi plusieurs possibles, on peut considérer l’espace-temps classique comme un fibré vectoriel ayant pour base la droite projective réelle, qualifiée de temps, et où la fibre est l’espace tridimensionnel. Pareille restriction de notre conjecture est bien sûr acceptable, et nous amène à dire qu’il s’agit là encore d’une image partielle de notre espace-temps complet.

« L’Univers pourrait n’être qu’une autre expression du néant
et être assimilé à une fluctuation spontanée du vide. »
(Ilya Prigogine)

En prime, la question du début se dissout d’un seul coup, car on ne doit exclure de notre inter­prétation ni le zéro ni l’infini. En effet, il n’y a qu’une alternance de quelque chose et de rien : du néant surgissent à la fois l’univers et son anté-univers, qui s’annihilent aussitôt l’un l’autre. Puis le cycle se répète continuellement au rythme du temps de Planck. Cela revient à postuler que l’univers clignote à la fréquence de cent milliards de milliards de yottahertz ; le yottahertz déjà étant égal à un milliard de milliards de mégahertz. C’est là une fantastique onde porteuse sur laquelle la vie ne se traduit que par d’incroyables minuscules modulations.
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dimanche 14 octobre 2012

Dissoudre la matrice densité

par Les Terres Bleues
« La vraie réalité, c’est ce qu’on réalise, et il n’y a rien d’autre ! »
      On
Vouloir se dégager des « règles objectives » voire des lois physiques régissant la matière est-ce un rêve d’enfant à jamais interdit aux adultes, une pure utopie à déclarer d’emblée hors de toute portée des personnes sensées, ou bien plus censément l’ambition qui répond aux besoins surgissant avec intensité – ici et maintenant – en cette année charnière nommée 2012 ?

L’épistémo-physique qui naît dans les remous d’un monde finissant sera-t-elle à son tour une rigidité dictée en supplément des savoirs structurés déjà suffisamment lourds et désespérants ou nous ouvrira-t-elle des horizons nouveaux, des univers magiques et autres fantaisies ? Sans vouloir imposer quelque option que ce soit, il faut d’abord admettre que pour qu’il y ait choix, il faut que l’on dispose des données du problème. Et au 14 octobre, cela n’est pas le cas.

Parce qu’un grand nombre encore continue de penser qu’il n’est pas raisonnable de construire autre chose que ce que nous vivons, qu’une force invisible aux voies impénétrables s’oppose obstinément à tout effort concret pour soulager la peine de l’humain sur la Terre qui serait par nature nuisible et pollueur, ignoble et destructeur, assoiffé de vengeance, pire que l’animal.

Il n’existe pourtant aucun empêchement, nul obstacle extérieur. Ceci étant compris, on gagne alors le droit d’inclure consciemment au rang du concevable l’invraisemblable-même, puis en termes quantiques, ce constat se traduit par une fonction d’onde dans l’espace infini des pro­babilités. Or, par manque de chance ou de discernement, certains ont conclu que d’un point de vue physique seul serait observable le carré du module de cette fonction d’onde.

En Mécanique quantique, la matrice densité, également appelée opérateur densité, est un outil mathématique introduit par Von Neumann qui permet de résumer à travers la seule expression d’un mélange statistique (classique !) l’ensemble des états possibles d’un système donné à un instant donné. Elle représente par définition la moyenne pondérée des différentes probabilités, et son intérêt est de contenir toutes les informations physiques (mesurables) du système.

Belle occasion perdue de sortir « par le haut » de l’ancienne vision falsifiée du monde !

Qui ne veut voir l’embrouille dans cette opération est aveugle à lui-même ! L’observateur agit dès la première étape de la préparation de l’objet de l’étude, en s’intriquant de fait au système décrit, ce qui formellement implique sa présence au sein de l’équation. L’élever au carré, cal­culer sa moyenne ? Mais ça exigerait d’établir des critères de beauté ou d’envie, de couleur ou de poids, de taille ou de saveur, de dresser une norme, donc de se condamner à la prison à vie.

Tous les mondes possibles sont des mondes acceptables. Le pire ou le meilleur. Personne n’a le droit de trancher pour un autre. Relatif, absolu ? Quel que soit l’être humain, il ne peut pas souffrir un quelconque arbitraire. Par voie de conséquence, dissoudre la matrice reste l’unique geste à devoir accomplir. Il suffit à chacun d’être conscient de l’illusion pour s’en voir délié.

L’effet est immédiat. Aussitôt dévoilée, l’aberration n’est plus : « On vit ce qu’on conçoit ! »
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samedi 2 juillet 2011

Génération de l’espace-temps

(19 juin 2011 – 18h46 – Heure de Paris)

Bonjour,

Le message que vous êtes en train de lire est très particulier. L’annonce qui le motive vous est spécifiquement destinée, pourtant à ce moment précis et de façon simultanée une multitude de personnes sur la planète en prennent connaissance. Étonnant, n’est-ce pas ?

Une telle démarche répond à la nécessité de procéder à une sorte de dépôt légal universel ou plutôt à un légitime dépôt de co-propriété intellectuelle globalisée. Elle concerne en effet les termes-mêmes de la fondation intersubjective de l’espace-temps relationnel.

C’est volontairement que cette brève proposition de physique théorique n’est pas publiée sur arXiv. Vous en ferez l’usage que vous souhaiterez en faire. À compter de sa lecture, la phrase appartient à qui choisit ou choisira de la reprendre. Elle n’est pas monnayable.

La formalisation actuelle la plus synthétique possible de l’espace-temps relationnel est :

« un fibré vectoriel dont la fibre est de dimension trois,
et la base l'hyperplan projectif sur le corps des quaternions. »

Il s’agit évidemment d’une excellente nouvelle. Cette genèse toutefois pourrait vous amener à reconsidérer nombre de vos concepts classiques ou relativistes. D’une part, puisqu’il est une création et non un héritage, l’espace-temps n’est ni un préalable ni un cadre imposé, d’autre part, puis­qu’il est relatif à chaque observateur, il est renouvelé à chaque observation. Présent dès cet instant toujours en temps réel, le monde où nous vivons porte la trilectique.

Espérant vous avoir été utile, je vous prie de recevoir mes plus cordiales salutations.

Pierre Escaffre.
Four domains of similarity
« Quatre domaines de similarité »

d’après Maurits Cornelis Escher
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mercredi 11 août 2010

Épistémologie, une avancée majeure :
la représentation « épistémo-physique » des microétats

par Pierre Escaffre
« Il n’est de savoir que partagé. »
      Confucius
La querelle ancestrale entre philosophies idéalistes et matérialistes sera-t-elle bientôt vidée de sa substance après la publication sans tapage d’une recherche épistémologique singulièrement innovante ? Il est permis de le penser tant apparaît avec éclat la force opératoire et l’immense potentiel déductif de l’acte fondateur que Mioara Mugur-Schächter a résolu d’inscrire au cœur de sa démarche d’interrogation des savoirs et de la manière dont ils se constituent.

Face au constat de l’impossibilité actuelle d’élaborer une représentation accessible du monde qui soit compatible avec la Mécanique quantique, elle refuse de baisser les bras et d’abdiquer le droit de la raison humaine à comprendre. À contre-courant du pragmatisme dominant, dans une extrême solitude intellectuelle, elle s’attache à creuser au plus profond de l’inconscient et du ressenti pour mettre au jour les liens que nos concepts entretiennent avec le « réel ».

Cherchant à débarrasser la théorie quantique des encombrantes scories de l’histoire classique qui parasitent toute interprétation nouvelle et empêchent de progresser, elle décrypte ce qui se dissimule dans le substrat mathématique d’algorithmes si performants qu’elle est convaincue qu’ils incorporent de façon plus ou moins diffuse, sans que nous n’en ayons conscience, les principes d’une véritable révolution épistémologique. Une patiente construction par étapes est alors entreprise qui ne peut s’accomplir que toujours appuyée sur les contraintes imposées par la situation cognitive correspondante. Le résultat enfin : le diamant absolu.

L’infra-mécanique quantique est un tout cohérent développé indépendamment du formalisme quantique, une sorte de théorie épistémo-physique, si l’on peut dire, qui possède des contours propres et un contenu spécifique doté d’un mode conceptuel-descriptionnel de fonctionner qui est défini exhaustivement et de manière explicite avec autant de détail et de rigueur qu’il m’a été possible d’assurer.

L’infra-mécanique quantique — Mioara Mugur-Schächter, Dianoïa – PUF (2009)
et page web de Mioara Mugur-Schächter (où l’on trouve également un important erratum).

La fabuleuse histoire du « réel en lui-même »

Nos sens au sens classique ne servent plus directement pour percevoir les choses et s’en faire une idée dès lors que l’on approche des dimensions d’usage en physique quantique. Ondes ou particules sont des mots inutiles pour nous représenter « ce » dont nous sommes faits. Dans un souci de communicabilité, on parle de microétats tout en ne sachant pas ce qui est désigné.
On ignore ce qu’ils sont mais on sait les produire. « Eh bien, faisons-en !  » nous dit MMS, et « décrivons cette opération de génération. » Elle sera symbolisée par la lettre G affectée le cas échéant de l’indice qu’on veut. Le microétat généré sera, lui, étiqueté par la lettre et le chiffre de l’opération qui l’a généré. Ainsi, l’on posera meG ou meG1, meG2 etc.

Sommes-nous sûrs cependant que le microétat considéré est "vraiment" identique à tout autre microétat généré par une opération identique ? Et non, nous n’en sommes pas sûrs. Pire, non seulement nous n’en avons pas la certitude, mais nous ne l’aurons jamais. La situation cogni­tive d’un être humain face à un microétat empêche foncièrement d’établir une telle certitude.

Si l’on veut pouvoir construire une représentation intelligible de la manière de « signifier » du formalisme mathématique de la Mécanique quantique, (maintenant attention parce que là ça va très vite) MMS affirme qu’il est nécessaire de poser une relation de un-à-un, figurée par une double flèche qui assigne G, l’opération de génération, au microétat meG généré. Comme j’ai l’impression que tout le monde n’a pas obligatoirement saisi la manipulation conceptuelle qui vient d’être effectuée, et plutôt que de répéter inlassablement le même discours, je suggère à ceux qui souhaitent suivre, de relire la phrase ci-dessus écrite en bleu.

Mesdames et messieurs, plus fort que la magie, plus pur que le cristal, vous venez d’assister à l’instant à un changement d’ère. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, surgissant du néant, un acte réunit les éléments disjoints. Ce ne sera plus sur la matière au sens classique du terme ni sur l’esprit au sens classique aussi que s’appuiera la théorie, mais sur leur relation.

La nature matérielle décrite de l’opération de génération et la nature psychique communicable de l’étiquetage en microétat se trouvent désormais reliées par une double flèche :  G ↔ meG , qui elle-même ne peut être ni d’une essence ni de l’autre puisqu’elle unit les deux.
Ce n’est pas sur un socle massif tel le titan Atlas que repose le monde, ce n’est pas davantage dans un moule kantien qu’il est élaboré, si nous pouvons bâtir une inter-subjectivité, c’est que formellement tout tient par le milieu. Madame, sincèrement, merci !

Pierre Escaffre.
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