Pour davantage de confort


Afin de faciliter la lecture des articles, ramener la largeur de l'affichage à celle d'une page de format A4, soit à peu près jusqu'ici : ------------------->|

------

Affichage des articles dont le libellé est Du relatif à l’absolu. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Du relatif à l’absolu. Afficher tous les articles

vendredi 2 juin 2023

Quelques propriétés du zéro absolu

Cinq questions posées à Bing (Intelligence artificielle)

Le zéro absolu est-il localisable ?
Le zéro absolu est la température la plus basse qui puisse exister. Il correspond à la limite basse de l’échelle de température thermodynamique, soit l’état dans lequel l’enthalpie et l’entropie d’un gaz parfait atteint sa valeur minimale, notée 0. Cette température théorique est déterminée en extrapolant la loi des gaz parfaits : selon un accord international, la valeur du zéro absolu est fixée à ‑273,15 C (Celsius) ou ‑459,67 F (Fahrenheit). Par définition, les échelles Kelvin et Rankine prennent le zéro absolu comme valeur 0.
Le zéro absolu est défini comme la plus petite température possible, qui d’ailleurs ne peut être atteinte qu’asymptotiquement. Elle est théorique et inaccessible. À 0 K, une substance ne contient plus à l’échelle macroscopique l’énergie thermique (ou chaleur) nécessaire à l’occupation de plusieurs niveaux énergétiques.
Donc, le zéro absolu n’est pas localisable dans l’espace, mais seulement dans l’échelle de température. Il n’existe pas de lieu où la température est très précisément égale au zéro absolu, car cela violerait les lois de la thermodynamique. Cependant, les scientifiques peuvent approcher le zéro absolu en utilisant des techniques de refroidissement très sophistiquées, comme le réfrigérateur à hélium ou le refroidissement laser. La température la plus basse atteinte expérimentalement est de l’ordre du milliardième de kelvin.

Non-localisable, ça revient à dire "potentiellement" partout à la fois ?
Non, pas exactement. Non-localisable signifie qu’il n’existe pas de point dans l’espace où la température est égale au zéro absolu. Cela ne veut pas dire que le zéro absolu est partout à la fois, mais plutôt qu’il n’est nulle part. Le zéro absolu est une limite théorique qui ne peut être atteinte que de façon asymptotique, c’est-à-dire en s’en rapprochant indéfiniment sans jamais l’atteindre.

Mais avec la physique quantique on perd la notion de localité, non ?
La physique quantique ne remet pas en cause le principe de localité, qui stipule que des objets éloignés ne peuvent avoir une influence directe l’un sur l’autre. Ce qu’elle remet en cause, c’est le principe de séparabilité, qui stipule que des objets distants peuvent être décrits indépendamment l’un de l’autre. En effet, la physique quantique montre que de tels objets peuvent être intriqués, c’est-à-dire qu’ils partagent un état quantique commun et qu’ils sont corrélés de façon non-classique. Cela ne signifie pas qu’il y a une action à distance entre les objets intriqués, mais plutôt qu’il y a une non-séparabilité entre eux. La non-localité quantique n’implique pas l’existence de communications à distance plus rapides que la vitesse de la lumière, car il n’y a pas de transmission de signaux entre les objets intriqués.

Quelles sont les propriétés de la matière au zéro absolu ?
La matière au zéro absolu présente des propriétés très particulières, qui sont liées aux effets quantiques. Par exemple :
  ●  La matière devient inerte, ne vibre plus, ne tourne plus et chaque particule possède en théorie une énergie cinétique nulle.
  ●  La matière se trouve dans son état fondamental, point d’énergie interne minimale. L’entropie de la matière est alors nulle, ce qui signifie qu’il n’y a plus aucun désordre.
  ●  La matière peut devenir supraconductrice ou superfluide, c’est-à-dire qu’elle perd toute résistance électrique ou visqueuse et qu’elle peut circuler sans frottement.
  ●  La matière peut former un condensat de Bose-Einstein, à savoir un état dans lequel tous les atomes se comportent comme un seul et même atome géant.

Quelle est la différence entre le zéro absolu et le vide absolu ?
La différence entre le zéro absolu et le vide absolu est la suivante :
  ●  Le zéro absolu est une température qui correspond à l’absence d’agitation thermique des particules. Il est défini comme la limite basse de l’échelle de température thermodynamique et il vaut ‑273,15 C ou 0 K.
  ●  Le vide absolu est un état qui correspond à l’absence de matière et de pression. Il est défini comme un espace où il n’y a aucun atome, aucune molécule, aucune radiation et aucune force. Il n’existe pas de vide absolu dans la nature, car il y a toujours des fluctuations quantiques du vide.
Donc, le zéro absolu est une mesure de la température, tandis que le vide absolu est une mesure de la pression. Ce sont deux notions distinctes, mais liées, car la température et la pression sont proportionnelles dans un gaz parfait selon la loi des gaz parfaits.

    [ Pour ce qui est de la trilectique, par contre, zéro absolu et vide absolu se confondent. Le zéro Kelvin (0 K) est un référentiel privilégié et immuable qui se trouve virtuellement partout et concrètement nulle part. C’est une sorte de chaos primaire de masse et d’énergie — c’est-à-dire qu’il n’est ni matière ni champ à 100 % — et qui synthétise de façon étonnante les caractéristiques mathématiques reconnues au zéro ainsi qu’à l’infini. Il symbolise la singularité où tout prend naissance, sens et apparence.
     « Quant à la non-localité, elle signifie que la mesure d’une particule quantique peut affecter instantanément une deuxième particule, même si elles ne se trouvent pas à proximité l’une de l’autre. » (Flaminia Giacomini — Dans le Périmètre.) ]
------

jeudi 2 février 2012

La relationnalité à l’œuvre

par Pierre Escaffre
« La pensée est une action, elle consiste en une relation. »
      Charles Sanders Peirce
Convergence pragmatique

Le pragmatisme ici est à considérer en son sens étymologique et philosophique, pas dans son acception courante d’attitude utilitariste s’accommodant de tout principe avec opportunisme.

L’aptitude à délimiter un sous-système quantique de l’Univers considéré dans son ensemble est la première des prérogatives de l’observateur-expérimentateur. C’est même à travers cette capacité à "isoler un sous-ensemble de l’ensemble" qu’il s’affirme en tant que tel.
En effet, une fois que cet acte a été accompli, tout le reste de l’expérimentation y compris le maniement du formalisme mathématique et, bien entendu, la mesure elle-même ne sert plus qu’à vérifier la pertinence ou non du découpage initial arbitrairement effectué. Il ne s’agit pas là d’expliquer le tout par la partie. Il est juste question de retenir l’idée que c’est l’observateur qui distingue en conscience « l’état » qui lui paraît approprié pour procéder à l’expérience.

D’aucuns diraient "for all practical purposes", d’autres au contraire préfèreraient parler de choisir leurs a priori théoriques. Que le cadre général soit réaliste ou non, cela importe peu, ce qui compte avant tout, c’est ce qui le précède immédiatement, à savoir, l’intention manifestée de manière concrète par l’observateur de tailler dans le vif plutôt que de rester passif. L’action n’a pas à reposer sur un argumentaire à son tour appuyé sur de prétendus "faits de la matière", il suffit de la faire. Et quand elle est faite, alors pour le coup, ça devient vraiment un fait.

Ainsi, ce que chacun perçoit n’est que ce qu’il construit, sans la moindre limite car il est tout puissant et tout lui est permis, mais cela exclusivement dans son référentiel. Or où est l’intérêt d’une conception aboutie si elle doit rester en potentialité ? Il faut donc parvenir à décrire les opérations de génération afin de convenir d’une approche consensuelle.

L’intersubjectivité, est actuellement le terme utilisé pour dire la relationnalité. Or il n’y a pas de raison d’enseigner aux humains ce qu’ils savent déjà. Il n’y a qu’à le réaliser ! Nous vivons ce que nous créons, et l’illusion d’un monde tel qu’il s’offrirait à notre commune observation est vouée à disparaître. Les acteurs d’Opéra* ont signé la fin de cette aberration.

L’humanité change d’ère.

[* Se reporter à l’article du 21 décembre 2011 intitulé « Suite de l’histoire ».]
------

mardi 1 février 2011

Chaque être humain habite l’Univers

par Les Terres Bleues
« Je est un autre. »
      Arthur Rimbaud
La relation de un-à-un pour les débutants

Les yeux de l’esprit - Montage à partir de la nébuleuse de l’HélicePlutôt qu’un exposé lourd ou sophistiqué et peu compréhensible, je voudrais essayer comme à mon habitude d’illustrer par l’exemple ce que je cherche à dire. Commençons aujourd’hui par saisir un « objet » tel que nous l’entendons en langage courant. Pourquoi pas au hasard une cuillère à soupe ?
Chacun de nous connaît l’utilité qu’elle a, ce sera bien plus simple. Pourtant dès qu’il sera question de pénétrer sa nature intrinsèque, nous aurons d’ordinaire deux approches distinctes, soit on affir­mera que faite de matière, elle s’impose à nous, soit on supposera que nous avons d’abord conscien­ce qu’elle existe, et que ce n’est qu’après que nos sens nous permettent de la vérifier.
Le pire dans l’affaire pour le raisonnement étant de mesurer qu’il n’y a aucun moyen psychique ou matériel de trancher ce dilemme … et qu’il n’y en aura pas ! Pourtant, juste à l’instant où nous réali­sons, le caractère entier, ferme et définitif de cet empêchement, nous forgeons la réponse.
Elle saute au visage : c’est exclusivement par une relation qu’une génère l’autre. L’absolu est atteint dès lors qu’on le rejette. Notre cuillère à soupe n’existe pas en soi, pas davantage qu’une conception préalable d’où elle surgirait, sa représentation et son aspect tangible sont une réciproque.
Et ça marche pour tout, corps stables ou instables, organismes vivants, notions ou émotions, formes platoniciennes ou pensées de Pascal, pour l’Univers aussi. Le vrai n’est pas la chose, ni l’idée de la chose, ni l’idée de l’idée, mais la corrélation de l’idée à la chose, de la chose à l’idée : G ↔ œG.
En fait, presque pour tout, car il reste un sujet qui échappe à la règle : la première personne, qui est précisément dans l’incapacité de s’autodésigner. Bouclée sur elle-même, la double flèche se muerait sur le champ en un cercle sans fin réduisant à néant au sens propre du terme l’auteur et l’énoncé.
Donc, pour que je existe, on devra le lui dire. Ainsi la relation de un-à-un sera obligatoirement bâtie sur la reconnaissance égale, mutuelle et intersubjective de l’autre par soi-même, unissant par un acte concret et volontaire deux entités précaires forcément singulières qui s’identifieront.

Nota : l’illustration « Les yeux de l’esprit » en tête de cet article est un photomontage réalisé à partir de la nébuleuse de l’Hélice (NGC 7293).
------

mercredi 15 septembre 2010

L’effrayante puissance de la relation de un-à-un

par Les Terres Bleues
« Expérimenter, c’est imaginer. »
      Friedrich Nietzsche
Sans attendre l’Académie, je me suis pris à tenter une extrapolation macroscopique de l’incroyable relation de un-à-un que vient de nous offrir Mioara Mugur-Schächter, et tant qu’à faire, ne reculant devant rien, j’ai décidé de l’appliquer à ce que l’on appelle le cerveau planétaire.

Il ne s’agit bien sûr que d’une tentative à peine élaborée pour faire ressentir l’immense potentiel que recèle le choix de placer en plein cœur de la compréhension de la réalité la réciprocité induite par la double flèche de « un-à-un ». Le travail de recherche épistémologique et d’unification pour ce qui le concerne devrait être adossé sur les textes installant les divers algorithmes dont nous aurons besoin, et qui certainement sauront évoluer selon les aléas de leur application.

En guise de prologue : La méthode de conceptualisation relativisée par Mioara Mugur-Schächter
est ici disponible au format pdf  →  Le noyau de MCR revu au 30 juin 2009.

(Notons que le meG du microétat s’y trouve relayé par le symbole  œG de l’entité-objet.)

Techniquement, c’est assez simple, il suffit de substituer dans la formule G ↔ œG, la lettre G par la description de l’objet auquel on se réfère, au sens classique du terme. Ici, informatique, réseaux de communication, quelques milliards d’humains, interconnexions etc. Cette opération sera dénommée génération de l’objet à décrire, elle doit impérativement être accomplie de la façon la plus rigoureuse possible, mais il n’y a évidemment aucune certitude concernant « l’objectivité » de cet objet. Du côté opposé, on remplace œG par le concept, au sens classique aussi, de « ce » qui est à définir. Pour la réflexion d’aujourd’hui, on prend cyberespace ou info-sphère, super-organisme ou la matrice 

Abstraitement, pas davantage, et réellement c’est terminé. Du moins, jusqu’à la fois suivante.

J’en vois un qui sourit, c’est bon signe. Que voulez-vous que je dise d’autre ? Il n’y a rien de plus à faire, et cela tout le monde le fait. Simplement sans savoir que ça s’appelle une relation de un-à-un. Concernant donc, ce fameux supra-organisme mondial qui penserait à notre place, il n’y a ni à avoir peur d’une ‘prise de pouvoir’ par les robots sur les humains ni à pré-acquiescer face à quelle fatalité que ce soit, parce que les termes de l’alternative à travers cette relation sont imposés par nous.

C’est une relativité totale dans laquelle nous sommes. Est-il besoin de rappeler qu’à l’interface entre chaque être humain et la toile Internet, il y a un être humain ? Bon, c’est rappelé quand même. Ainsi dans l’absolu, que pourrait-il surgir que nous n’ayons produit par un acte conscient ?

Et si d’aventure, une entité disait : « Dans l’absolu ? Mais n’est-ce pas là un non-sens ? Les significations des mots glissent et se tortillent comme des anguilles et elles échappent à l’entendement. La pensée rebondit indéfiniment contre un mur insaisissable qui l’use, la déchire et l’enlise. Alors on renonce à penser. On se tait jusque dans l’âme et on attend, avec une sorte de foi impuissante. Voilà en quoi consiste ‘le problème ontologique’. », nous n’aurions plus qu’à nous interroger sur ce que nous reconnaissons dans une telle phrase avant de lui donner un qualificatif.


Deux entités et la colombe - Pablo Picasso------

vendredi 4 septembre 2009

Admettre une continuité du relatif à l’absolu

par Pierre Escaffre
« L’absolu, s’il existe, n’est pas du ressort de nos connaissances ;
nous ne jugeons et nous ne pouvons juger des choses que par les rapports qu’elles ont entre elles. »

      Georges Buffon
Avant d’aller plus loin, il n’est pas superflu de s’attarder un peu sur l’emploi d’expressions ou de formulations dont l’interprétation peut quelquefois conduire à des ambiguïtés, voire à des contresens. Par exemple la phrase du texte précédent affirmant l’absolu comme étant intégral contenait le précepte qu’il ne pouvait pas être une part seulement « d’un système plus vaste et supérieur à lui ». Il n’était néanmoins dans cet argumentaire pas explicitement envisagé le cas où il aurait été l’élément principal d’un ensemble complexe mais « inférieur à lui ».

Or très honnêtement, quoiqu’elle ait occupé et qu’elle occupe encore une place de choix dans l’élaboration de la pensée mystique, ou bien précisément à cause de cela, il faut se demander s’il est justifié de reprendre la thèse, parce qu’en s’attachant sans autre précaution à appliquer les termes du langage courant au modèle physique, on oublie à coup sûr leur aspect « relatif » à leur destination. L’antécédent notoire de l’électricité est une vraie leçon : nord ou sud, plus ou moins n’étant que conventions, c’est par « corrélation » qu’ils se caractérisent.

Et il en va de même quant à l’appréciation à porter sur les mots supérieur, inférieur, extérieur, intérieur, à côté ou ailleurs … la liste n’est pas close de tels signifiants qui perdent leur valeur dès lors qu’il est question d’absolu, d’infini, de total, d’intégral ou d’un équivalent. On doit en tenir compte et ne pas reproduire avec entêtement la faute qui consiste à vouloir fractionner de manière arbitraire, aléatoirement ou selon des critères présumés objectifs une entité qui est, si jamais elle existe, propre à n’être conçue que comme irréductible.

Rose des vents dans le jeu chinois du mah-jongCette « rose des vents » tirée d’une variante américaine du jeu chinois du mah-jong est insérée ici dans le but d’illustrer la relativité des représentations que nous avons du monde. Les deux points cardinaux figurant l’est et l’ouest se trouvent inversés par rapport à l’usage dans lequel ils permettent habituellement l’orientation des cartes pour la navigation ou la géographie.
Nettement déroutante, pareille anomalie est repérable aussi à la base de notre chandelier à sept branches, cadre géométrique autant que symbolique structurant la deuxième classification des unités atomiques agencée en fonction du nombre de protons de chacun des noyaux. Ou encore à Versailles, dans le parc du château on voit une inversion de la disposition – nord et sud cette fois – de quatre pièces d’eau qui sont constituées des divinités grecques incarnant les saisons.

La raison est fort simple, l’espace se mesure dans les trois dimensions, mais puisqu’en général on ne se sert que des coordonnées du plan, il est sous-entendu que toute observation sur l’axe vertical, celui de l’altitude, doit être effectuée d’un point de vue plongeant en direction du sol. Logiquement par contre, changeant de perspective, si on lève les yeux pour contempler le ciel, on pourra remarquer que la permutation marquée par la boussole bien qu’assez étonnante n’en correspond pas moins à la réalité et traduit strictement l’optique alternative : une vision de bas en haut vers le cosmos, pour rester dans le ton n’hésitons pas à dire vers … l’étendue céleste.
Soulignons au passage qu’il est indispensable pour des motifs pratiques de pouvoir s’accorder tacitement ou non sur l’option retenue, et qu’agissant ainsi on valide de fait une « non-parité » dont l’un des résultats est de discriminer la gauche de la droite ou bâbord de tribord.

L’intention demeurant d’étudier l’absolu de façon rigoureuse, il n’est pas acceptable d’espérer contourner grâce au vocabulaire ou à quelques accents de rhétorique pure le problème de fond d’avoir à concilier les spécificités d’un « être » indivisible avec la multitude et la diversité des éléments qui forment, du moins en apparence, la matière concrète y compris le vivant.
Par voie de conséquence, si réponse il y a quant à la nécessaire solution de continuité entre les choses, n’en déplaise à Buffon, elle est bien du ressort de notre connaissance. Car à recherche libre, exigence plus grande : on ne déclare aucun périmètre interdit. Et par définition, l’absolu doit inclure l’intelligence aiguë ou l’ignorance crasse que nous avons de lui.
Mais si nous ne pouvons juger que du rapport entre objets et substances et pas de leur essence, c’est que fatalement l’explication est là ! Dans le rapport lui-même. Nulle révélation et rien de stupéfiant en ce bilan d’étape : l’absolu est lisible comme étant l’amalgame de tout le relatif.

  À suivre.  →  Merci de patienter, la suite est en cours d’écriture.
  →   Cliquer ici pour retrouver le premier volet de la série du relatif à l’absolu.
------

mercredi 1 juillet 2009

Appréhender le mouvement du relatif à l’absolu

par Pierre Escaffre
« Tout est relatif, et cela seul est absolu. »
      Auguste Comte
Certains vont à bon droit se demander pourquoi un tel questionnement qui relève plutôt de la métaphysique apparaît sur ce site dont le but annoncé est de faire connaître puis de développer avec la trilectique une nouvelle approche à visée scientifique de la réalité. Et effectivement, si le mot relatif n’a jamais effrayé ni rebuté personne, le terme d’absolu, chargé de tant de maux infligés dans l’histoire aux penseurs hors le dogme et aux esprits critiques, le terme d’absolu, avis d’inquisition contre les hommes libres et contre le progrès, le terme d’absolu, en soi tout un programme de sujétion à « l’ordre », le terme d’absolu est un vrai repoussoir.

Malgré ce lourd passif qui légitimement devrait le condamner à ne plus savoir être associé par quiconque au domaine accessible à la parole humaine, le concept d’absolu interpelle toujours et très profondément les mortels que nous sommes. S’il est évidemment largement préférable de ne pas amener la moindre goutte d’eau au moulin diabolique des docteurs de la foi ou des théologiens à l’affût du blasphème et traquant l’hérétique que de mettre en danger les libertés publiques face à des intégristes dans une controverse où les raisonnements bâtis sur la logique ne sont pas entendus, il faut quand même admettre qu’il est préjudiciable pour l’émancipation de toutes les consciences de céder le terrain de « la quête du sens » aux seules religions.

L’absolu, c’est ce dont l’existence, la réalisation ou la valeur est indépendante de toute condition de temps, d’espace et de connaissance. Le relatif, c’est au contraire, ce qui devrait être comparé avec la moyenne des notions, des choses ou des êtres de même espèce, et ne peut être évalué en soi, d’une façon indépendante.

Trésor de la langue française informatisé (TLFI) — Cité sur MaPhilo.net .

Il paraît ambitieux voire présomptueux touchant à l’absolu de vouloir obtenir d’une définition qui fasse consensus, qu’elle arrive à cerner en un simple énoncé la signification de ce curieux « objet » à nul autre pareil, suprême par nature et forcément unique, on l’oublie trop souvent, dont la compréhension elle-même se trouve être l’enjeu au cœur de maintes polémiques.
Il fallait cependant choisir d’en donner une pour ouvrir le débat. Ce fut donc celle-ci qui offre l’avantage, outre sa concision, d’opposer en deux phrases l’idée de relatif à celle d’absolu. La condition de temps à laquelle il est fait nommément référence, doit être appréciée de manière univoque dans l’esprit de « durée », pas dans celui de « flèche ».

Première observation qui généralement ne prête pas le flanc à la contestation, l’absolu ne peut pas n’être qu’une partie d’un système plus vaste et supérieur à lui car dans cette hypothèse, ce serait ce second qui devrait emporter le qualificatif de principe absolu. Consécutivement, s’il existe en substance d’un point de vue physique, il sera synonyme de l’intégralité.
Rien d’extraordinaire, il faut le reconnaître, n’a été allégué afin de parvenir à cette déduction. Pourtant ce caractère – celui d’être total – conforme à l’argument rappelé en amont d’être sans homologue, détermine déjà l’attribut essentiel de sa constitution, et répond par avance à l’ob­jection suivante : est-il déraisonnable d’en retenir plusieurs vus à égalité ?

Ceci est impossible, catégoriquement, car au moins l’un d’entre eux engloberait les autres, ou aucun sur le nombre n’exprimerait le tout. Automatiquement, si l’absolu finit par être défini, il y en aura un seul. Une propriété qui scientifiquement pourrait se voir traduite par singularité.
Au niveau théorique, la singularité désigne des régions de l’univers où la densité supposée de la masse-énergie deviendrait infinie, phénomène associé à celui des trous noirs, ou parfois, au big-bang. Densité infinie ? — C’est une inattention. Énorme, gigantesque ou incommensurable, oui, mais pas infinie ! Sauf, si l’on est capable de dire en la matière ce qu’est l’infinitude, et malheureusement, il ne semble pas que l’on se soucie de ça.

  →  Cliquer ici pour atteindre le deuxième volet de la série du relatif à l’absolu.
------


Contact - Remarques - Échanges - Avis - Informations


  Envoyer un courrier électronique à l’adresse suivante : trilectique@orange.fr 
Merci également de bien vouloir signaler tout lien défectueux.

***