mercredi 27 mai 2009

Encore le chat de Schrödinger (II)

Discussion sur le forum Futura-sciences
Deuxième partie : messages 7 à 15



 ■  # 7 Envoyé par Bêtatron le 21/05/09 à 18h14

Bonjour,

Je ne vois pas du tout ce que la multiplication des boîtes apporte.
Sauf qu’au lieu d’un chat de Schrödinger, on en a 23 800.
Mais pour chaque boîte, le mystère reste le même.
Même si chaque chat est vraiment mort juste après la désintégration correspondante, cela ne prouve qu’une chose : sur 23 800 boîtes, on reste incapable de dire lesquelles vont voir une désintégration, chose que l’on sait depuis des lustres.
Le vrai problème, il est à la source : c’est le hasard quantique. Ce qui donne la peau dure au paradoxe, c’est que la Physique jusqu’ici, malgré ses immenses succès, échoue à expliquer pourquoi un phénomène se produit par hasard, sans cause aucune. Et pour cause !!!

 ■  # 8 Envoyé par Mariposa le 21/05/09 à 18h20

Citation de Bêtatron

# 7 (…)
Il est vrai que la MQ s’appuie sur un hasard intrinsèque, mais cela n’a rien à voir avec le problème de la mesure quantique et du chat de Schrödinger.

 ■  # 9 Envoyé par Bêtatron le 21/05/09 à 18h20

En fait, la physique peine à se sortir de son héritage Boltzmannien. La physique statistique était si pertinente dans certains domaines que lorsqu’on s’est retrouvé face aux particules élémentaires, on s’est dit qu’on pouvait appliquer la même recette. Mais subrepticement, est venu se rajouter presque sans qu’on y prenne garde, cet élément pourtant non négligeable : là, les choses arrivent sans cause.
Il y a eu comme un passage à la limite. De causes infinitésimales, impondérables, non mesurables, on a glissé doucement vers le "sans cause". Mais ça change tout. Tout comme la vitesse c change tout par rapport à une vitesse infiniment voisine de c.

Bonjour, Mariposa, je crois qu’on s’est croisé !

 ■  # 10 Envoyé par µ100fil le 21/05/09 à 18h38

Bonjour,

Si on est capable d’exploiter, pour faire des calculs, le principe de superposition quantique, c’est qu’il possède une certaine "réalité".
La décohérence devient même un frein au développement de l’informatique quantique. Il semblerait qu’actuellement on sache faire 10 000 opérations sur 1 bit avant décohérence.

Patrick

 ■  # 11 Envoyé par Fautons le 21/05/09 à 19h24

Citation de Coincoin

Et dans le cas où il n’y a qu’un seul chat ?
Dans l’expérience des fentes de Young, on observe des interférences même en envoyant les particules une par une.
Ne serait-ce pas la preuve de la nature profondément ondulatoire de la particule 
Une sorte de soupe d’ondes maintenues "dans la même malle" par un champ en 1/R² relativiste ?

 ■  # 12 Envoyé par Les Terres Bleues le 21/05/09 à 20h07

Citation de Bêtatron

# 9 (…)
De mon point de vue, le hasard n’a pas attendu la Mécanique quantique pour intervenir dans l’évolution des phénomènes physiques. Il n’est donc pas né avec ces théories-là, et ce n’est pas à cause de lui (ou grâce à lui) qu’a été avancé le paradoxe du chat de Schrödinger. Cette histoire de chat permet juste de mettre en avant le problème de la superposition d’états qui ne s’observe pas au niveau macroscopique et donc celui de la "mesure", pas celui de la radioactivité qui, en l’occurrence, ne sert qu’à dresser le tableau. Ce n’est pas parce que l’on ignore quelle particule va se désintégrer, que la désintégration est sans cause. La question à mon avis serait parfaitement équivalente si au lieu d’un noyau instable, on choisissait de déclencher le dispositif par l’intermédiaire de tout autre intervenant quantique aléatoire.

Je ne crois pas que la recherche scientifique se soit donné pour objectif de connaître à l’avance les résultats du Loto, non ?

Cordiales salutations.

 ■  # 13 Envoyé par µ100fil le 21/05/09 à 20h28

Bonjour,

La notion d’indétermination d’un état quantique semble être plus fondamentale que la notion de probabilité. Le chat est plus ou moins « vivant » et « mort ».

Patrick

 ■  # 14 Envoyé par Bêtatron le 21/05/09 à 21h59

Citation de Les Terres Bleues

De mon point de vue, le hasard n’a pas attendu la Mécanique quantique pour intervenir dans l’évolution des phénomènes physiques.
C’est ton point de vue et je le respecte … mais cite-moi un seul cas en dehors de la phy Q où on ait pu mettre en évidence un véritable hasard (sans aucune cause) ? Je parle en Physique, pas en mathématiques !
Le déterminisme prévalait jusqu’en 1920.

 ■  # 15 Envoyé par Bêtatron le 21/05/09 à 22h01

Citation de Fautons

Ne serait-ce pas la preuve de la nature profondément ondulatoire de la particule 
Une sorte de soupe d’ondes maintenues "dans la même malle" par un champ en 1/R² relativiste ?
Je ne vois pas bien ce qu’est une "soupe d’ondes", mais il est certain que la particule, parmi ses divers déguisements, a bien celui de l’onde !

  →  Cliquer ici pour atteindre le message suivant, le seizième de cette discussion.
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